LA BOISSON DES PHARAONS
Dans des tombes egyptiennes on a découvert des reliefs qui décrivent tout le processus du brassage. On en a retrouvé d'analogues en Mésopotamie. A Munich, au musée municipal, au British Muséum et au Metropolitan Museum de New York, vous trouverez ces reliefs.
742, ANNEE DE LEGENDE
La plus anciennes des brasseries d'abbaye est allemande : celle de Weihenstephan, fondée en 742 aux environs de Freising, sur l'Isar. Les bénédictins ont notamment consigné dans leurs archives qu'ils cultivaient le houblon. L'abbaye, fidèle à sa vocation précoce, a été depuis lors transformée en Ecole supérieure d'agriculture et de brasserie, rattachée à l'université de Munich
LA PLUS GRANDE
A Kuala Lumpur, en Malaysie, a été fabriqué en 1985 la plus grande cuve de brassage du monde, d'une capacité de 2798 litres mesurant 1,99 m de haut.

 

PRENEZ LE TEMPS DE SAVOURER

Supposons que soit servie, versée dans toutes les règles de l'art, à la bonne température et dans une verrerie impeccable, une bière dont on attend beaucoup, et que l'on ne connaît pas. C'est la dégustation qui va donner son verdict. Tout d'abord, un certain état d'esprit et un environnement favorable vont contribuer à faire de ce moment une réussite. Le surmenage, l'agitation ou la mauvaise humeur peuvent être préjudiciable. S'il vous manque une réelle disponibilité et même du temps, remettez la dégustation à plus tard. Ne restez pas debout et prenez place à une table propre, dans un cadre avenant, au calme. Faites attention au soleil, toujours préjudiciable à la bière, et préférez une terrasse à l'ombre. Le meilleur moment, selon les connaisseurs, est souvent le matin vers onze heures, alors que le petit déjeuner est déjà un souvenir, et que l'estomac est prêt a se laisser solliciter par quelque chose de goûteux et d'apéritif, mais de point trop lourd.

Laissez vous emporter par l'amertume de ce doux breuvage...

 

LES LIEUX DE LA BIERE
  • Auberge : Dans cet endroit, établit généralement à la campagne, on peut boire, manger, voire dormir en, payant.
  • Bistrot ou Bistro : C'est, dans la langue populaire, un marchand de vin tenant un café ou un petit restaurateur. Par extension, le mot en est venu à désigner un café (ou on boit aussi de la bière) ou un restaurateur modeste. Et ce second emploi prévaut aujourd'hui. L'origine du terme, apparu en 1884, demeure obscure. Une seule chose est certaine : sa provenance; le mot est né à Paris ou dans le nord de la France.
  • Buvette : il s'agit, en général, d'un simple comptoir, où l'on sert à boire et où le client reste debout. Par extension, le mot est appliqué à un débit de boisson, petit est modeste. Toute fête populaire comporte des buvettes.
  • Cabaret : Le mot, peu usité aujourd'hui, vient du moyen néerlandais cabret, lui même issu de l'ancien picard camberete, "petite chambre". C'est ainsi qu'on appelait un petit débit de boissons. Son propriétaire avait nom cabaretier. Quand au pilier de cabaret, c'était un buveur qui y passait une grande partie de son temps.
  • Café : Dans ce lieu était servi du café, bien évidemment, mais maintenant on y boit aussi toutes sortes de boissons, alcoolisées ou non. Son tenancier a nom de cafetier; naguère, on l'appelait aussi limonadier.
  • Débit : C'est un lieu où les boissons sont vendues au détail. Dans un débit de bière, la bière est débitée pour être emportée. A Bruxelles, les estaminets comportaient, à côté du comptoir, une lucarne ouvrant sur un corridor, où l'on débitait la bière à emporter.
  • Estaminet : Le mot, vielli, vient du wallon oriental staminê, au sens initial de "salle à poteaux"et qui, à la fin du XVIIe siècle, désignait un mauvais cabaret. Une tradition veut qu'à l'époque espagnole l'estaminet était un endroit où les jeunes filles servaient à boire.
  • Guingette : On y mange, on y boit et on y danse. La guinguette (littérament "maison de peu d'importance") est un cabaret populaire sis hors de la ville.
  • Mastroquet : Ce mot de la langue populaire qui n'est presque plus employé, désigne, soit un débitant de boissons, soit le débit de boisson proprement dit. Son étymologie le fait remonter au flamand maesterke ("petit patron"). Le mot troquet ("petit café") en est l'abrégée.
  • Taverne : C'était autrefois un débit de boissons au détail, où on pouvait aussi manger. Le mot a souvent été chargé d'une connotation quelque peu péjorative, désignant un cabaret où l'on se rendait "pour boire à l'excès et se livrer à la crapule" (Littré). En outre, ne parlait-on pas de "Tavernes de brigands"`? Aujourd'hui, la taverne est un endroit raffiné, où, souvent on peut manger et boire des bières anglaises ou danoises.